La stratégie de la droite dite modérée d’agiter les thèmes de l’extrême-droite (immigration, insécurité) ne fonctionne pas plus en France qu’en Italie. Les résultats des régionales chez nos voisins le montre. L’exemple autrichien l’a montré. L’exemple italien le confirme. Faire participer les formations extrémistes au gouvernement ne permet pas de réduire leur influence.
C’est une bataille culturelle qu’il faut mener.
Nous notons que les formations situées à la gauche du Parti démocrate enregistrent 5,7%. Comme aux européennes leur division ne leur permet pas d’empêcher les recompositions politiques au centre. Ensemble, la Fédération de la gauche, qui regroupe les partis communistes et Gauche, écologie et liberté auraient pu faire un score supérieur à l’Union du centre. Certes Silvio Berlusconi détient certains media et trouble le jeu démocratique. Mais la presse et les émissions de télévision liées à la principale formation d’opposition, le Parti démocrate, ne jouent pas le jeu du pluralisme. Les partis de gauche, qui ont recueilli plus d’un million de voix, n’étaient pas conviés aux soirées électorales. Pas plus qu’ils n’ont droit de cité le reste de l’année.
Tous les commentateurs dénoncent aujourd’hui une « classe politique » qui ne parle pas des problèmes concrets des gens… Mais les mêmes occultent du débat les mobilisations sociales pour parler des ennuis judiciaires du président du Conseil.
C’est la question sociale qui pourra mettre en échec le règne du Cavaliere. Et c’est autour d’elle que doit se former l’alternative politique.