Hormis le RSA jeune, qui s’appliquera pour les jeunes de moins de 25 ans ayant déjà travaillé 2ans sur les trois dernières années, Nicolas Sarkozy n’a pas donné plus de précision sur les dispositifs censés sortir les jeunes de la galère. Evidemment, le Président à été plus soucieux de rassurer sa majorité parlementaire sur le non assistanat du RSA jeune que de fournir de vraies garanties aux jeunes pour leur réussite aux travers de droits nouveaux et de dispositifs clairs.
C’est dans cet esprit que Nicolas Sarkozy a basé son discours, pendant près d’une heure, sur la réciprocité de l’effort entre le jeune et l’Etat. Pourtant, quand il s’agit d’évoquer le service civique volontaire dans une association, un mouvement politique ou syndical, qui est censé encourager les jeunes à s’engager… aucune contre partie n’est mentionnée pour les jeunes.
C’est une goutte d’eau dans l’océan du chômage et de la précarité. Ces annonces font suites au travail de la commission Hirsch engagé le 12 janvier 2008. 9 mois de travail pour atterrir sur des mesurettes ! Sarkozy semble une fois de plus complètement déconnecté des réalités ! En cette rentrée, ce sont 700 000 jeunes qui arrivent sur le marché du travail et qui vont pour la plupart se retrouver sans emplois. Pour eux, rien, aucune mesure alors qu ils vont se retrouver sans aucune ressources.
De qui se moque Sarkozy ? Il critique le système d’orientation alors qu’il a lui-même organisé la suppression de 50 000 postes qui a pour conséquence qu’aujourd’hui il n’y a qu’un conseiller d’orientation pour 1500 élèves
Devant ce vide, les jeunes communistes lancent une grande campagne pour l’emploi et la formation avec des mesures d’urgences comme la mise en place d’allocations d’études, d’accès au premier emploi et de retour à la formation et un grand plan de conversion des emplois précaires en emplois stables et sécurisés.