Le gouvernement francais complice.
Et pourtant, quand la sous-ministre Boughrab dit que « au nom de l’usure », il faudrait peut-être que le président Moubarak parte, elle est vite rappelée à l’ordre par Sarkozy. Cette minuscule audace, c’en est déjà trop pour ce président « amoureux de la liberté »… Alors bien sûr, l’assourdissant silence du gouvernement fait moins de dégâts que l’envoi de grenades lacrymogènes (ce que MAM avait osé pendant les manifestations en Tunisie !). Mais il n’en prouve pas moins la complicité criminelle de Sarkozy et sa clique avec ce régime de terreur. D’autant qu’en coulisses, c’est Brice Hortefeux qui pilote la formation des policiers égyptiens, comme si ces derniers n’étaient pas capables de taper assez fort tout seuls !
La finance contre les peuples
On le sait, depuis le sinistre souvenir du Chili de Pinochet, capitalisme et dictature font bon ménage. Strauss-Khan félicitait Ben Ali et la finance internationale baisse la note de l’Egypte : le pays est moins « fiable » pour les multinationales depuis que son peuple gagne en liberté.