L’homophobie, un désastre qui ruine la vie. Aujourd’hui, être homosexuel, bisexuel, transsexuel n’est pas toujours une partie de plaisir. Certains sont bastonnés pour un regard ; d’autres sont tués pour avoir pris la main de la personne aimée ; et combien sont insultés directement (« sale PD ») ou indirectement (quand « PD » ou « enculé » deviennent synonymes de « salaud » et ainsi l’homosexualité assimilée à une insulte). À l’école comme au travail, l’homophobie est souvent présente, mais ce n’est pas tout ! À la radio, des musiciens chantent sans problème : « Je crois qu’il est grand temps que les pédés périssent, coupe-leur le pénis, laisse-les morts, retrouvés sur le périphérique. » À l’Assemblée et dans les ministères (surtout à droite, évidemment…), on peut entendre des comparaisons entre homosexualité et pédophilie ou zoophilie… C’est tout ce climat de haine et de rejet qui pourrit la vie des jeunes.
Au-dela des mots, au-dela des actes, l’homophobie d’État. « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » Oui, enfin, s’ils ne sont pas homosexuels car sinon, ils peuvent oublier le droit au mariage, à l’adoption… Comment croire que cette homophobie d’État ne nourrit pas l’homophobie du quotidien ? Face à cela, que propose la droite ? La droite était contre le P.A.C.S., elle est toujours contre le droit au mariage et à l’adoption. Là encore, Sarkozy, Bayrou et Le Pen se retrouvent : tous unis pour les discriminations !
les jeunes premieres victimes de l’homophobie. Dans ce climat glauque, comment s’étonner que le taux de suicide chez les jeunes homosexuels soit presque quinze fois supérieur à celui des jeunes hétérosexuels ? Comment s’étonner que près d’un jeune homosexuel sur trois ait déjà tenté de se suicider (Institut national de veille sanitaire) ?
Homos, bis, hétéros : l’égalité maintenant ! On ne peut pas accorder aux uns ce qu’on refuse aux autres. Pourquoi dès que Pierre aime Khalil plutôt que Marie, il est privé de droits qui sont accordés à tous les citoyens ? Il faut en finir avec les discriminations : don du sang, mariage, adoption… Rien n’autorise à les interdire au prétexte d’amours différentes.
Mettons le paquet pour faire bouger les têtes ! L’homophobie a beaucoup reculé en cinquante ans mais beaucoup de gens pensent encore que l’homosexualité est un problème voire une maladie. Renforçons, à l’école, l’éducation sexuelle ; donnons leur place dans les cours d’histoire aux non-hétérosexuels (des guerriers grecs aux déportés pour cause d’homosexualité). Portons le fer contre l’homophobie en lançant des campagnes d’information pour briser les clichés encore si répandus.